Living together in the Present 2-4-2017

present-Molenbeek

In Molenbeek,  at the Saint John Baptist Church, many intereligous encounters are taken place. with the support of  Father Aurélien Saniko, in chartge of the Pastoral unity.

On the  29-1-2017  an event   ” let us weave a network of tenderness and strength with and for the refugee children”. With amongst many others : Cardinal Jozef De Kesel, Pastor Steven H. Fuite, Great Rabbi Albert Guigui  Mayor Françoise Schepmans, Secretary of State Bianca Debaets, …

On  Sunday 03-3-2017   a meal  was taken in charge by Jassour Assalam (Brussels), Sufi music and the muslim community. About 50 people from different horizon, together with   refugees and vulnerable people  shared couscous  in friendship and music, supported by Gospel from the goupe African Joys

On Sunday  02-4-2017, a mass was organised and  broatcasted by Cathobel the catholic television, in presence of JAMAL HABBACHICH  ABD-NASSEUR, Imam et Professeur de religion musulmane, the imam from the Attadamoune Mosk and Yolande Iliano,rpresident of Relgiofor peace Europe.

Holy Gospel of Jesus Christ according to Saint John 11:1-45 was  explored in the sermon of Didier Croonenberghs o.p.Directeur général CCMC-Cathobel.

5th Sunday of the fasten 

 Lorsqu’une épreuve se présente, comme pour Marthe et Marie, nous fuyons parfois la réalité du présent. Nous refusons notre fragilité, l’inéluctable, les évidences. Et lorsqu’une telle douleur survient, il peut nous arriver de refaire l’histoire, de survivre en nous remémorant un passé —« Seigneur, si tu avais été là, Lazare ne serait pas mort »— ou de prendre la fuite en avant, dans un futur dont on ne sait rien de certain ! « Seigneur, je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Finalement, Marthe et Marie conjuguent leurs vies dans un passé décomposé, dans un futur simplifié… mais pas au présent. Elles regrettent et elles espèrent, mais elles ne vivent pas le présent.

Dans notre monde, il y a tant de personnes qui cessent de vivre au présent, sans pour autant mourir. Des intermittents de la vie en somme ! Or, l’enjeu décisif de toute existence n’est-il pas de mourir vivant, en ayant vécu, en ayant osé aimer ?

Sur ce chemin, ne sommes-nous pas comme Marthe et Marie ? Ne nous arrive-t-il pas d’enfermer les autres dans leur passé ? Nos souvenirs ne sont-ils pas leurs tombeaux ? Comment ne pas dépérir comme Lazare lorsque le devoir de mémoire nous enferme, ou qu’une relation nous étouffe ? D’ailleurs, dans l’Evangile, Lazare n’est présenté que dans ses relations aux autres : « Celui que tu aimes », « ton frère », « mon frère ». C’est comme si les liens familiaux, presque fusionnels et possessifs, effaçaient sa personnalité. Seul Jésus s’adressera à lui par son nom, en lui disant « Lazare, sors ! ». L’enjeu de cet Evangile n’est donc pas celui d’un salut après la mort, ou d’une manifestation miraculeuse de puissance, mais avant tout de notre vie avant la mort !

Alors, comment mourir… en ayant vécu cette vie en abondance que le Christ nous propose ? Peut-être en entendant cet appel décisif à sortir de nos terres d’esclavages. Sors de tes histoires passées, comme pour la Samaritaine ; sors de tes aveuglements, comme pour l’aveugle-né ; sors de ce qui t’enferme, des masques et des bandelettes que tu te donnes. Ouvre ton regard sur ton présent ! Roule la pierre de ton tombeau, de ta mémoire, car ta vie sent le renfermé! Laisse-toi délier et ton quotidien ne conjuguera plus ton passé. Un avenir délié est possible, un chemin de pardon existe pour celui qui y croit. Un meilleur « vivre ensemble » est possible, seulement pour celui qui y travaille.

Notre monde multiplie les commémorations. Cela est bien nécessaire pour dépasser certaines histoires douloureuses. Toutefois, au lieu de faire mémoire, nous ressassons souvent le passé par incapacité à ouvrir un futur. L’histoire de Lazare nous invite —ici à Molenbeek comme ailleurs— à justement ne pas faire resurgir le passé, mais à se rendre présent à la vie qui s’offre à nous.

Pour cela, il nous faut accepter véritablement ce travail de deuil. Dépasser ce que nous avons rêvé pour nous-mêmes et pour nos proches. D’ailleurs, dans l’Evangile de Jean, les proches de Lazare ne parlent pas de lui comme un mort, avant que Jésus ne dise lui-même que Lazare est mort. Un peu comme s’il y avait des morts en nous que nous ne voulons pas voir, mais que le Christ nous invite à regarder lucidement ! Il y a toutes ces morts sociales, ces relations familiales qui étouffent, ces amitiés qui se meurent. Nous avons tellement de facilité à nous enfermer dans nos tombeaux, à conserver des projets qui nous tirent en arrière…

Voilà la parole d’encouragement qui nous est adressée ! « Sors ! Meurs à ce que tu n’es plus, pour renaître à cette vie nouvelle qui t’es donnée à chaque instant. » C’est peut-être la chose la plus difficile à accueillir pour un être humain, mais peut-être aussi la plus féconde : ce travail patient et persévérant du deuil ; ce travail d’enfantement, qui précède toute résurrection, qui ne ligote pas l’être aimé dans des liens de possession, mais le délie pour qu’il puisse librement continuer à avancer.

Parfois nos larmes —quand il n’y a plus rien à espérer— sont signes de cette eau d’un nouveau baptême. Nos larmes d’enfant, nos larmes de deuil, peuvent conduire à l’enfantement d’un monde nouveau. Elles nous permettent ce deuil fécond. Voilà le mystère de Pâques que nous nous préparons à célébrer. Car c’est en allant vers davantage de vie que nous dépassons la mort, et que nous pouvons renaître à ce que nous sommes, des êtres « habités par l’Esprit de Dieu » (Rm 8:9). Amen.

Following the mass,  JAMAL HABBACHICH  ABD-NASSEUR, Imam et Professeur de religion musulmane sent the following:
 I sent a charing message with recognition ; both imams were very touched. In this spirit, we wanted to share those moments of proximity and intimity with Our Lord, the Eternel.


Je vous envoie ci-joint un message de partage et de reconnaissance suite à la messe du 2 avril 2017 , qui nous a fort touché . dans cet esprit, nous partageons ces moment de proximité et d’intimité avec notre Seigneur l’éternel. 

Jalal uddine Rumi dit :“Dans la générosité et l’aide aux autres, sois une rivière…Dans la compassion et la grâce, sois le soleil…En taisant les défauts de l’autre, sois comme la nuit…Contre la colère et la fureur, fais le mort…Dans la modestie et l’humilité, sois comme la terre…Dans la tolérance, sois la mer…Existe comme tu es ou sois ce que tu regardes“.

Chers frères et soeurs, assalam, paix et salut,

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 
Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur ” Sourate de la Royauté (67) verset 2.

Lors de la messe du cinquième dimanche de Carême à l’Eglise Jean Baptiste de Molenbeek  , le 2 avril 2017, les citations de l’Évangile, les différents messages de paix, d’amour et de fraternité , m’ont rappelé que l’esprit du Seigneur, l’Eternel, Créateur de la vie, de la mort , de l’épreuve et de la miséricorde habite  tous les êtres humains, il suffit de vivre le temps présent et de regarder l’autre autrement sans préjugés, sans rejet et sans orgueil .

Les citations lors de la messe :

Extrait de la lettre de Saint-Paul “Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.”

L’évangile :” Seigneur, si tu avais été là, Lazare ne serait pas mort”

“Celui que tu aimes”, ” ton frère “, “mon frère”.

“ Sors. Meurs à ce que tu n’es plus , pour renaitre à cette vie nouvelle qui t’es donnée à chaque instant”.

L’Islam, religion de paix et de miséricorde rejoint cet esprit évoqué , lors de l’épreuve endurée par Lazare et par Jésus que la paix et le salut soient sur lui. On avait assisté à la même épreuve dans la grotte de Thour , où s’était  réfugié le prophète Mohammad que la paix et le salut soient sur lui , en compagnie de son fidèle compagnon Aboubakr Asseddiq: “…….Les deux étaient dans la Caverne et il dit à son compagnon, ne craint rien, car Dieu est avec nous.” (S. Tawbah (40)

Aussi dans la sourate de la caverne:
10. Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: «Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne».
11. Alors, Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années.
12. Ensuite, Nous les avons ressuscités, ……..
14. Nous avons fortifié leurs cœurs lorsqu’ils s’étaient levés pour dire: «Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre: jamais nous n’invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles.

Après plus de trois siècles de sommeil, le Seigneur les a ressuscité pour leur montrer sa volonté et son pouvoir à changer la vie de ses créatures et à donner l’espoir et le courage à ses serviteurs.

Dans la sourate les poètes ( 26) versets de 60 à 67

Les compagnons de Moise dirent : « Nous allons être rattrapés. » Il dit : « Jamais, car j’ai avec moi mon Seigneur qui va me guider. » … Nous sauvâmes Moise  et tous ceux qui étaient avec lui ; ensuite, Nous noyâmes les autres. Voilà bien là un prodige, mais la plupart d’entre eux ne croient pas. … ( hantés par le passé et les pénibles souvenirs des tortures endurées).

Face aux épreuves, Moise que la paix et le salut soient sur lui, pense au temps présent et à sa confiance sans limite à son Créateur , il répond à son peuple, oubliez Pharaon et ses soldats , le Seigneur est avec nous en cet instant. Se rappelant de la servitude et de l’esclavage, la mémoire  du peuple de Moise était prisonnière des persécutions  et de la répression pharaonique.

La générosité, le sacrifice, la solidarité et la bonté humaines réalisent des miracles. Vivre ensemble aujourd’hui est un défi à relever. C’est une volonté citoyenne de construire ensemble notre société loin de tout préjugé, de victimisation, de rêve utopique et d’égoïsme aveugle.

Beaucoup de peuples et de fidèles de toutes les religions vivent dans l’imaginaire des premiers siècles de la prophétie et le contentieux des conflits et des guerres qui avaient meurtri et entachés certaines mémoires collectives.

Vivre le temps présent, c’est aussi avoir le courage d’être soi, de respecter l’autre , de l’apprécier et de le considérer comme un frère en humanité.

Allah dit : ” Nous avons honoré l’être humain”.

Le prophète Mohammad (sws) dit : ” Vous êtes tous issus d’Adam qui créé d’argile”.

Il dit encore : ” Le Seigneur ne regarde pas vos corps, ni vos visages , ni vos richesses , mais il regarde vos cœurs et vos actions quotidiennes”.

Vivre ensemble est un pacte avec notre Seigneur, avec des femmes et des hommes qui aspirent à la paix , à l’amour , au bonheur et au respect de la liberté et de l’intimité de tous les êtres humains quelque soient leurs origines, leurs convictions et leurs cultures.

 Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 
2. Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire: «Nous croyons!» sans les éprouver? 3. Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Dieu connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent……………..
5. Celui qui espère rencontrer Le Seigneur Eternel , le terme fixé par Dieu va certainement venir. …
6. Et quiconque lutte, ne lutte que pour lui-même…….
7. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes œuvres, Nous leur effacerons leurs méfaits, et Nous les rétribuerons de la meilleure récompense pour ce qu’ils auront accompli.

Il est temps, de se réveiller de son illusion , de son sommeil et veiller à :
– Être généreux et  partager son temps.
– Être généreux et sincère.
– Profiter de la vie présente en toute humilité.- Réfléchir à sa vulnérabilité et sa petitesse.
– Être patient et endurant.
– Aimer aux autres ce que tu aimes pour toi.

Jalal uddine Rumi dit : “Dans la générosité et l’aide aux autres, sois une rivière…Dans la compassion et la grâce, sois le soleil…En taisant les défauts de l’autre, sois comme la nuit…Contre la colère et la fureur, fais le mort…Dans la modestie et l’humilité, sois comme la terre…Dans la tolérance, sois la mer…Existe comme tu es ou sois ce que tu regardes”.

Malgré les souffrances, les blessures, les morts et les deuils , la vie doit continuer . Nous sommes appelés à avoir le courage et la volonté de vivre ensemble, de partager ensemble, de se regarder, de se dire , de sourire , de s’accepter avec nos différences et de nous aimer. Mais aussi de se dresser comme un seul homme pour affronter ensemble toutes les difficultés et tous les dangers qui portent atteinte à notre cité à notre patrie et à notre vie.

Faisons disparaitre  les murs, les peurs et les méfiances  qui nous hantent qui empoisonnent notre vie.

La sourate 49 , verset 13 : “Ô hommes! Nous vous avons créés d’un homme et d’une femme, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. ….”

Imam Jamal Habbachich Abd-Nasseur,  Père Aurélien Saniko et Imam

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